COUP DE PIED DANS LA FOURMILIERE

SANS PAPIERS. L’association Marseillaise de l’Avenir & du Futur réagit pour ses activités.

 

         Suite à la publication, samedi dernier, dans nos colonnes d’une enquête sur les associations accompagnant les étrangers sans papiers dans leur demande de régularisation, notre rédaction a été contactée par l Association marseillaise de l avenir et du futur (AMAF).Son président, Mourad Belarbi, tient en effet à préciser les circonstances de sa condamnation par le tribunal administratif de Marseille à une amende de 1500euros pour « requête abusive »

         « Je ne me fais pas passer pour un avocat, explique l’intéressé. J’agis avec un pouvoir…Mais pour le cas de cette affaire mon équipe a oublié de faire signer la personne. »

         Mourad Belarbi a donc fait appel pour expliquer ce «  détail » à la justice. Assurant  travailler «  à titre bénévole ».Il ajoute  que son association mène  une action en faveur «  de tous les  citoyens, quelle que soit leur origine ou leur religion [lesquels] n’ont qu’une adhésion de 30 euros à payer. Mais beaucoup ne paient pas ». Rien  comparé à d’autres  associations ou écrivains publics  qui, selon M. Belarbi, réclameraient «  800euros aux sans papiers pour rédiger une requête »…

         Pour sa part, l’AMAF traite actuellement « 760 dossiers dont 230 ont obtenu des papiers définitifs ».

         Malgré ce volume, «  c’est le fondateur, c'est-à-dire moi, qui paie les frais de fonctionnement de l’association, indique Mourad Belarbi.  Car  nous ne recevons aucune subvention ».

         Il parait, en revanche, plus difficile  de savoir comment le président de l’AMAF  parvient à survivre lui-même. Ce dernier dit en effet, « mis en disponibilité » par un ministère français sans souhaiter fournir d’avantage de détails.

MARJOLAINE DIHL

 

Photo de Monsieur BELARBI MOURAD Président Fondateur de L’AMAF.